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Les Françaises et Français de Belgique auront-ils accès à l’aide sociale pour les Français de l’Etranger?

Le nouveau formulaire pour les déplacements de plus de 100 km s’applique-t-il de manière systématique aux Français de l’Etranger même quand ils ne font que 20 km pour se rendre en France? Le Consulat n’est pas en mesure de répondre ce matin. On demande de la cohérence entre le nouveau formulaire et le dispositif mis en place aux frontières. Dans le doute, il faut se munir de deux formulaires systématiquement.

Le gouvernement à très justement noté que « le ralentissement économique mondial frappe directement nombre de nos compatriotes, en particulier ceux qui résident dans des pays dont les infrastructures socio-médicales n’assurent pas un filet de sécurité suffisant. Les demandes d’aides d’urgence transmises par nos ambassades et consulats, par les associations et par les centres médicaux sociaux ont déjà fortement augmenté depuis le début de la crise. Afin de répondre aux besoins accrus des plus démunis de nos compatriotes, qui ne disposent d’aucune aide de la part de leur État de résidence, des assureurs ou des structures locales, des moyens supplémentaires pour l’enveloppe d’aides sociales à disposition des ambassades et consulats seront mobilisés à hauteur de 50 millions d’euros ».

Beaucoup de consulats dans le monde ont déjà publié, sur leurs sites et auprès des associations et conseillers consulaires, des informations quant à la manière dont ce dispositif est décliné localement. Des montants d’aide ont déjà été en effet prédéfinis par le Quai d’Orsay.

Qu’en est-il en Belgique à la fois pour les associations d’entraide sociale et pour l’aide sociale directe? C’est la question que j’ai posée ce matin en Conseil Consulaire, mettant ainsi les questions sociales à l’ordre du jour.

Mon inquiétude est à la fois partagée et justifiée. En effet, j’ai été récemment en contact avec les deux principales associations d’aide sociale en Belgique: l’entraide de Bruxelles et la société de bienfaisance de Liège. Elles confirment toutes les deux la recrudescence de dossiers de Françaises et Français en grande difficulté financière, et en situation de grande pauvreté, sur le sol belge. Parmi eux, de nombreux étudiants :  la montée de la précarité étudiante, en France comme en Belgique, est un sujet d’inquiétude depuis plusieurs années, qui revêt une importance particulière en ces temps de crise économique.

Par ailleurs, les montants ayant « fuité » avant qu’ils ne nous soient officiellement communiqués, j’ai également demandé des explications sur le fait que les montants pour la Belgique soient si proches de ceux alloués dans des pays en développement. Le Quai d’Orsay devra faire un effort de transparence en la matière.

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